San Francisco est-elle toujours plus dynamique en création de Startups vs Paris?

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Paris déborde d'événements web et mobile, de startups qui se lancent, d'incubateurs et pépinières, de profils Internet et Mobile. Doit-on encore rougir? 

Quelles sont les différences notables?

- investisseurs?

- Peur de foncer? 

- Vision globale dès le départ?...

2 réponses

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On a à rougir devant personne car notre fierté nous l'en empêche !

Mais on a 2 différences majeures dont on a tous conscience et qui relativisent toute comparaison honnête :

- La 1ère, la plus évidente, est géographique : quand tu lances une nouvelle idée sur un marché de plus de 300 mio de personnes devant toi, tout est plus "gros" : les gains potentiels donc les investissements que tu peux lever...  En France, une fois que tu as vaguement touché la Belgique, tout nouveau marché européen est une nouvelle croisade.

- La seconde est culturelle.  En France, on forme des élites sur des critères de sélection extrêmement forts, à tel point qu'elles doivent se servir d'à peu près 2% de ce qu'elles ont appris pendant leurs dernières années d'étude...  Et la plupart de ces élites est attirée par la banque ou les grandes entreprises ! Du coup, tu te retrouves avec des gens extrêmement brillants qui végètent derrière des bureaux à se chamailler pour prendre le poste du mec d'à côté.  Quel gachis...

C'est un constat.  Que peut-on faire pour changer cela ? Cela fera l'objet d'une autre réflexion...

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On n'a pas forcément à rougir : Paris reste raisonnablement actif, les VCs se sont professionnalisés, il y à en France beaucoup de bons développeurs, le système d'aide (Oseo, CIR, incubateurs etc) existe.
L'"Emprunt d'avenir" d'avenir va apporter encore un flux significatif d'argent pour le seed, parent pauvre de l'investissement.

Je suis totalement d'accord avec Olivier, la différence fondamentale avec les US est la taille du marché local, suffisante pour créer une jolie startup mais insuffisante pour créer un leader mondial. Les entrepreneurs se frottent á un marché significatif, concurrentiel et n'ont pas le temps de penser global. En Israël, par exemple, le marché local inexistant pousse les startup à avoir une stratégie internationale dès la création.

Un autre frein est notre généreux système d'aides : même si c'est globalement très positif ca pousse les startups à prendre le temps de développer un produit state of the art au détriment d'une confrontation rapide au marché ( try, fail, learn, adapt). ajouté à notre peur de l'échec on est peut être moins réactifs...

Enfin, j'ajouterais que notre culture très ingénieurs, qui a des avantages, ne laisse pas la place qu'il faut au marketing et à la finance : conclusion faut créer en équipe, avec des profils complémentaires!

Encore une fois, le bilan est bon : il ne manque que les succès planétaires ( qui même aux US ne sont que la partie émergée de l'iceberg) mais changeraient la donne.

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